Ma découverte de Timuntu , le concept store africain créé par trois sœurs congolaises

Ma découverte de Timuntu , le concept store africain créé par trois sœurs congolaises

Il existe des lieux qui dépassent largement l’idée d’une simple boutique. Des lieux qui racontent une histoire, transmettent une énergie et laissent une impression qui reste bien après la visite. Ma découverte de Timuntu Paris, concept store africain créé par trois sœurs congolaises, a été bien plus qu’une sortie parisienne. J’y ai découvert un univers où se rencontrent design, culture, identité et création contemporaine.

Je suis une femme congolaise de 45 ans et, avec les années, je me sens de plus en plus appelée par ma terre d’origine, le Congo-Brazzaville. Plus le temps passe, plus ce lien devient fort. J’investis également davantage là-bas, avec cette envie de contribuer, à ma manière, au développement et au rayonnement de notre culture.

Alors découvrir un lieu porté par des femmes partageant les mêmes origines que moi avait déjà une résonance particulière.

Une découverte qui semblait même être écrite d’avance.

Ill faut dire qu’avec mon histoire personnelle, découvrir Timuntu paraissait presque évident.

Je suis passionnée par le design, la décoration et les espaces qui racontent quelque chose. Mon mari est designer et architecte d’intérieur, ce qui fait que chez nous, chaque détail compte. Nous sommes sensibles aux matières, aux lignes, aux objets qui possèdent une âme et qui transforment une maison en lieu de vie.

Découvrir Timuntu n’était donc pas une simple visite. C’était une adresse que nous avions naturellement envie de découvrir, d’explorer et même d’imaginer dans notre univers professionnel.

Timuntu, un concept store africain au cœur de Paris

Situé au cœur de Paris, Timuntu a été imaginé par trois sœurs originaires du Congo-Brazzaville : Aline, Inès et Marcelle Matsika.

À travers ce lieu, elles proposent bien plus qu’une boutique. Elles mettent en lumière une Afrique moderne, créative et élégante à travers une sélection d’objets, de décoration, de design et de créations soigneusement choisies.

Dès l’entrée, j’ai été frappée par l’atmosphère. Il y a une identité forte, une cohérence et une vraie vision derrière chaque détail.

Des pièces fortes qui apportent une touche ethnique à notre intérieur

Très rapidement, certaines pièces ont attiré notre regard.

Nous avons acheté plusieurs objets coup de cœur, de véritables pièces fortes qui apportent aujourd’hui une touche ethnique et chaleureuse à notre maison.

Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que rien ne paraît placé au hasard. On retrouve une esthétique raffinée où héritage culturel et modernité se rencontrent avec beaucoup d’élégance.

Chaque objet semble raconter sa propre histoire.

Une immense fierté en découvrant trois femmes congolaises à un tel niveau d’excellence

Je dois avouer une chose : j’ai été sincèrement et agréablement surprise.

Encore hier, je repensais à cette sensation.

Voir des femmes issues des mêmes origines que moi évoluer avec un tel niveau d’exigence, proposer un lieu aussi abouti et travailler avec autant d’excellence m’a profondément touchée.

Il ne s’agit pas seulement de réussite. Il y avait quelque chose de plus grand. Une élégance dans la vision, une maîtrise dans les choix, une manière de représenter notre culture avec modernité et ambition.

J’ai ressenti beaucoup de fierté.

Parce qu’au-delà du lieu, Timuntu raconte aussi une histoire de femmes, d’identité, de travail et de transmission.

Héritage, fratrie et force des talents uniques

Au-delà de la découverte de Timuntu, cette visite m’a aussi amenée à une réflexion plus large sur l’héritage et la transmission.

Dans une fratrie, il est facile parfois de tomber dans la comparaison, la compétition ou les incompréhensions. Pourtant, avec le temps, on réalise que chacun arrive avec ses propres dons, ses propres talents, sa propre manière d’exister et de contribuer.

Si nous sommes nombreux au sein d’une même famille, ce n’est pas pour entrer en rivalité, mais pour apprendre à reconnaître la valeur de chacun et comprendre que ces différences peuvent devenir une véritable force.

Il ne s’agit pas d’avoir les mêmes capacités ou les mêmes chemins, mais d’accepter que chacun porte quelque chose d’unique. Tout le monde n’a pas les mêmes grâces, mais chacun en a.

Et lorsqu’on apprend à les unir au lieu de les opposer, une fratrie peut devenir un espace de construction, de soutien et parfois même de création commune.

Cette idée fait écho, d’une certaine manière, à ce que j’ai ressenti en découvrant Timuntu : une énergie collective, portée par des talents différents mais complémentaires, mis au service d’une même vision.

Bien plus qu’une boutique, une expérience

Vous comprendrez donc que je ne suis pas repartie avec la sensation d’avoir simplement découvert une adresse parisienne.

Je suis repartie avec des coups de cœur pour des pièces uniques, des idées plein la tête, et surtout cette impression d’avoir rencontré un lieu qui fait dialoguer famille, culture, design, identité et création contemporaine.

Timuntu n’est pas seulement un concept store africain à Paris.

C’est une expérience à vivre.

TIMUNTU, 4 rue Bachaumont 75002 Paris

Affectueusement

Plus instagrammables, tu meurs…

Plus instagrammables, tu meurs…

T’es-tu déjà demandé quelle pièce de la maison est la plus populaire sur Instagram ?

De plus en plus, les instagrammeurs alimentent leur feed Instagram avec des photos de leurs repas, de leurs voyages, et la décoration des maisons y passe aussi. 

Je ne te parle même pas, des nombreuses pages à visiter pour obtenir des conseils d’experts et diverses astuces pour faire de ton cocoon: The Instragram Place to be!

Je plaide coupable aussi!! Mais bon ça tu le sais déjà!

J’ai fait ma fouine sur les réseaux pour trouver les pièces qui nous obsèdent le plus sur Instagram. Voyons voir les plus populaires…

La première place est attribuée à….

« La cuisine »

La cuisine est connue pour être le cœur battant de tout foyer. On pouvait s’y attendre…

Non seulement c’est là que nous passons la plupart de notre temps : à manger, à cuisiner, à re-manger, à avoir des relations sociales, à encore manger, mais elle peut aussi être le point de départ pour l’inspiration de la décoration d’une maison. La cuisine est la pièce la plus populaire sur Instagram, avec un nombre stupéfiant de 10 400 000 tags !

En 2ème place…

« La chambre à coucher »

En deuxième position, on retrouve la chambre. Les guirlandes, les étoiles projetées sur le plafond, les décors tropicaux, cocooning ou bien totalement modernes nous séduisent toutes et nous donnent envie de tout refaire ! 

Les housses de couette en lin, les rideaux en lin, coton ou velours, habillants de larges fenêtres, l’accumulation des coussins au sol et/ou sur le lit…

Et nous ne sommes pas les seules, il y a plus de 63 milliers de tags.

En 3ème place

« La salle de bain »

Avec plus de 484 000 tags sur Instagram, l’obsession pour la déco de la salle de bain ne cesse de croître. Des robinets en laiton aux carreaux marbrés et aux douches à l’italienne, on a de quoi s’inspirer. Personnellement, je suis fan des salles de bains ou le green a sa place.

« Le bureau » finit à la 4ème place.

Depuis la pandémie, le télétravail est devenu une nouvelle “norme“. Il est donc évident qu’il existe un nombre croissant de télétravailleurs/télétravailleuses qui partagent la façon dont ils ont transformé leur domicile en nouveau bureau (près de 504 000 tags) en un coup de baguette magique et quelques plantes vertes

Nous avons fait de même ici. Cette pièce n’avait pas été faite depuis notre achat de la maison..

Merci le confinement parce que grâce à toi, notre bureau est parfait.

Les moins populaires

En 9ème position viennent les sous-sol (avec tout de même plus d’un million de posts), c’est vrai qu’il y a mieux que la cave pour nourrir son feed Instagram… mais il y a aussi pire !

L’avant-dernière pièce la moins populaire est la serre du jardin (env 1000 tags). À moins que vous ayez une culture incroyable de fleurs, de fruits et légumes, vous n’allez pas vous embourber dans la terre et risquer de tout détruire pour une photo!

Et, en dernière place on retrouve… la buanderie. On est d’accord qu’il y a plus Instagrammable que la chaufferie et ses tuyaux qui l’entoure !

À bientôt mes biches, pour un prochain article déco!

Ps: Mon amoureux et son amie Constance, ont donné vie à leur studio de création d’intérieurs  » MAISON MARLIER « . Riches de leurs expériences en tant que designers produit, architectes et décorateurs d’intérieur, au sein d’une grande maison que l’on ne présente plus: Knoll International; ils ont décidé de mettre leurs services à la disposition de tous ceux qui souhaitent raconter l’histoire qui leur ressemble à travers une décoration qui sera unique mais surtout à leur image!

Allez, j’vous laisse pour de vrai cette fois-ci…

Lou Naturel…

Lou Naturel…

Les petites filles qui ont des rêves deviennent des femmes avec une vision. 

Je l’ai rencontré le Samedi 14 mars 2020.. Je me rappelle ce jour car c’était le jour de la vente des mes amies et surtout le dernier week-end de libre avant le confinement. William, m’a demandé discrètement de le suivre pour découvrir des pièces qui seraient parfaites pour notre maison…Très sensible à l’artisanat africain, notamment à tout ce qui se rapproche de l’art de la table, je m’approche près du stand de cette femme aussi passionnée que discrète… Son travail m’en met plein les yeux…

Si vous me connaissez ou me lisez depuis un bout, vous savez que je fonctionne beaucoup à l’intuition. Au regard, au premier contact, aux premiers mots échangés… Je vous présente l’un de mes nombreux coups de coeur!

Bonne découverte!

Qui es-tu Lou naturel ?

Je m’appelle Assa, parisienne, en couple et maman d’une petite Juliette de 4 ans et demi. Je suis cheffe de projet dans le secteur des réseaux informatiques avec une passion pour la déco, la nature et l’artisanat. Je suis la fondatrice de Lou, une marque qui met en avant la culture et l’artisanat traditionnel de la Côte d’Ivoire mon pays d’origine.

Peux tu nous expliquer d’où te vient cette passion pour l’artisanat?

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours aimé créer. Et l’environnement où j’ai grandi s’y prêtait bien, l’artisanat est très développé en Côte d’Ivoire. L’uniforme scolaire étant imposé dans ce pays, créer des pièces uniques était ma façon à moi de me démarquer. Je dessinais mes modèles et les faisais produire par les artisans couturiers appelées tailleurs en Côte d’Ivoire. Je recevais fréquemment des compliments sur mes tenues et je me faisais surtout beaucoup copier. Ça a été le signe que j’avais quelque chose entre les mains. 

Être une femme dans le milieu de l’artisanat est un atout ou au contraire une contrainte?

J’ai été élevée par des parents féministes et je crois fermement que le succès dépend de la personne que l’on est et non du sexe. C’est plutôt la volonté, les décisions que l’on prend et la manière dont l’on s’investit dans son travail, qui déterminent la réussite d’un projet.

Que te souhaites tu?

Ce que je me suis toujours souhaitée, c’est de rester en bonne santé le plus longtemps possible, encore plus dans les moments que nous traversons aujourd’hui. La santé c’est le luxe ultime. Tant qu’on l’a, on peut tout faire. Je connais sa valeur car j’ai moi-même été une enfant malade, hospitalisée de mes 3 ans à mes 6 ans.

Comment vis-tu le confinement?

Je vis plutôt bien le confinement, étant casanière de nature. 

Je le considère comme une chance de passer encore plus de temps avec ma famille, d’avoir du temps pour moi et de faire toutes les choses que je remettais toujours à demain faute de temps comme coudre, lire, jardiner, essayer de nouvelles recettes, etc. C’est comme si on avait du temps en bonus, c’est inédit. On a jamais vécu ça et on ne le revivra certainement plus (enfin je l’espère)!

En outre on respire de l’air moins pollué.

Ce qui m’angoisse c’est plutôt l’incertitude dans laquelle nous vivons et la peur de perdre des proches. Je pense également aux personnels soignants et à toutes ces personnes, livreurs, caissiers, éboueurs, enseignants, qui se sacrifient pour nous permettre de vivre le confinement dans le confort. Je leur suis très reconnaissante.

Le dernier livre que tu as lu?

« L’enfant noir »de Camara Laye. C’est un roman autobiographique qui parle de la vie d’un petit garçon de la campagne en Guinée Conakry. J’aime la douceur de la narration qui me replonge dans mon enfance, les vacances passées au village chez ma grand mère. 

J’aime également beaucoup la façon dont l’auteur célèbre sa mère et à travers elle, toutes les femmes noires. C’est l’un de mes livres préférés.

Le dernier achat déco que tu as fait?

Le fauteuil Bubble de Roche Bobois. Je l’ai pris dans un vert Topaze qui donne du peps à ma déco aux couleurs neutres. Le rendu est assez sympa.

Pour toi être une femme en 2020, c’est…

C’est vivre dans un monde où les inégalités persistent, encore plus dans certains endroits du monde que d’autres. Et même en occident où la parole s’est libérée avec les #balancetonporc et #metoo, il reste encore du chemin à faire. Le changement climatique par exemple, qui est la préoccupation majeure de notre ère, semble plus concerner les femmes que les hommes. Ce sont elles qui s’adonnent à la fabrication de cosmétiques maison, produits d’entretien et autre DIY. Des comportements écologiques perçus comme étant trop féminins par les hommes…

Vous pouvez retrouvez Assa par ici et .