Oser s’asseoir à des tables où l’on ne nous attend pas

Oser s’asseoir à des tables où l’on ne nous attend pas


Je crois que pendant très longtemps, beaucoup de femmes ont appris à regarder certaines tables de loin.


Les lieux où les décisions se prennent.
Les endroits où les voix portent plus fort.
Les sphères où tout semble déjà occupé par des gens plus légitimes qu’elles.


Alors elles restent discrètes.
Elles travaillent.
Elles soutiennent.
Elles construisent parfois des vies entières pour les autres…
sans jamais réellement oser prendre place elles-mêmes.

Et honnêtement ?
Je crois que pendant longtemps, moi aussi, j’ai regardé certaines tables comme si elles n’étaient pas faites pour moi.

Parce qu’on nous apprend très tôt à ne pas déranger.
À rester raisonnables.
À ne pas trop vouloir.
À ne pas trop rêver.
À ne pas prendre trop de place.

Encore plus quand on est une femme.
Encore plus quand on est une femme noire.
Encore plus quand on grandit avec cette impression silencieuse qu’il faudra toujours faire un peu plus que les autres pour être simplement considérée comme légitime.


Pendant longtemps, j’ai cru que certaines tables étaient réservées à « d’autres femmes ».


Les plus diplômées.
Les plus riches.
Les plus préparées.
Les plus intelligentes.
Les plus « faites pour ça ».


Et puis un jour, j’ai compris quelque chose :
beaucoup d’entre nous se censurent avant même d’essayer alors qu’intérieurement, elles savent très bien qu’elles sont appelées à beaucoup plus.

Aujourd’hui, je suis conseillère municipale de ma ville.
Et honnêtement ?

Ce rôle me tient profondément à cœur.
Parce que derrière le titre, il y a surtout une immense responsabilité humaine.
La ville dans laquelle j’évolue.
La ville où mes enfants grandissent.
La ville où nos entreprises existent.
La ville où notre famille a construit sa vie.


Alors non, je ne veux pas être un simple visage de plus autour d’une table.
Je veux utiliser ma voix comme je l’ai toujours fait.
Je veux participer.
Construire.
Écouter.
Aider.


Essayer, à mon échelle, de faire bouger certaines choses.
Et plus je prends de l’âge, plus je comprends que beaucoup de femmes auraient toute leur place dans des sphères qu’elles n’osent même pas approcher.
Parce qu’elles pensent ne pas être assez.
Pas assez diplômées.
Pas assez crédibles.
Pas assez riches.
Pas assez préparées.


Alors qu’en réalité, beaucoup de gens déjà assis à ces tables ne sont pas forcément plus capables qu’elles.
Ils ont simplement osé s’y asseoir.

Je refuse désormais de vivre ma vie en regardant certaines portes de loin.
Je refuse de me diminuer pour rassurer les autres.
Je refuse de faire semblant de ne pas vouloir plus.
Je refuse de croire que certaines sphères seraient réservées à une catégorie de personnes.
Parce qu’au fond, oser s’asseoir à une table où l’on ne nous attendait pas, ce n’est pas une question d’ego.

C’est une question de responsabilité.
Responsabilité envers :
nos filles,
les femmes qui nous regardent,
les jeunes qui grandissent derrière nous,
et parfois même envers la petite fille que nous avons été.
Cette petite fille qui avait besoin de voir qu’une femme pouvait être douce, féminine, croyante, ambitieuse, intelligente… et prendre malgré tout sa place dans le monde.


Je crois sincèrement que beaucoup de femmes vivent encore bien en dessous de leur véritable puissance.
Comme si l’on nous avait appris à nous excuser d’exister trop fort.
À ne pas trop parler.
À ne pas trop rêver.
À ne pas trop prendre place.

Je n’en peux plus de cette mentalité.
Parce que le but n’a jamais été de faire de l’ombre aux hommes.
Le but est simplement de vivre pleinement ce que Dieu a déposé en nous.


Vous savez que je suis une femme chrétienne.
Et quand je lis la femme de Proverbes 31, à aucun moment je ne vois une femme faible.
Je vois une femme qui construit.
Une femme qui travaille.
Une femme qui investit.
Une femme qui dirige.
Une femme qui gère.
Une femme respectée.
Une femme sage.
Une femme forte.
Alors pourquoi tant de femmes vivent-elles encore avec un plafond invisible au-dessus de leur tête ?
Pourquoi avons-nous si peur d’oser ?
De parler ?
De créer ?
D’investir ?
De demander ?
De réussir ?
De prendre place ?


Je regarde aussi beaucoup les femmes américaines et anglo-saxonnes.
Et même si tout n’est évidemment pas parfait là-bas, il y a une chose qu’elles font beaucoup plus librement :
elles osent dire ce qu’elles veulent.
Elles osent rêver grand.
Elles osent prendre la parole sans s’excuser d’exister.

Alors qu’ici, en France, beaucoup vivent encore avec un espèce de nuage au-dessus de leur tête.
Comme si elles devaient se limiter elles-mêmes avant même que quelqu’un le fasse à leur place.

Je refuse donc désormais de vivre comme ça.
Parce qu’au fond, tant que Dieu me laissera les yeux ouverts sur cette terre…
je continuerai à écrire,
à parler,
à créer,
à apprendre,
à construire,
à essayer,
et à m’asseoir à des tables où l’on ne m’attendait peut-être pas.
Pas pour écraser les autres.
Mais parce qu’il arrive un moment où il faut arrêter de regarder sa propre vie depuis le bord de la pièce.


.

Affectueusement,

«  Je vais recommencer lundi. »

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75 jours pour faire le vide autrement – une confession

75 jours pour faire le vide autrement – une confession

Hier, j’étais bien habillée.

C’est souvent comme ça, quand quelque chose bouillonne à l’intérieur, je m’habille avec encore plus de soin,

encore plus de style, presque pour me convaincre que tout va bien.

Body noir, bermuda noir, blazer rose oversize, mules zébrées. C’était assumé, fort, doux et vibrant.

Et en même temps, j’avais le cœur un peu en vrac.

Et là, en me regardant dans le miroir, j’ai eu un déclic.

Ce que je m’apprêtais à faire: une énième virée en ligne pour voir ce qui me ferait plaisir ou ce qui me ferait oublier…

Je ne pouvais plus continuer. J’ai ressenti une envie irrépressible de dire stop.

Une envie de vérité. De légèreté.

De vide.

Je lance mon #75jourssanscraquer

Une sorte de sevrage, un jeûne émotionnel et matériel.

Pendant 75 jours, je ne vais rien dépenser pour la mode.

Rien.

Aucun achat, aucune nouvelle pièce, aucun petit plaisir looké pour combler un vide.

Parce qu’on ne s’achète pas une vie.

On ne s’achète pas un style.

On fait avec ce qu’on a.

Et j’ai déjà beaucoup. Trop, même. Mes placards débordent.

De belles choses, de choses que j’aime, mais aussi de fuites.

De craquages. De “ça ira mieux après ça”.

Je me rends compte que la mode, comme la nourriture, est devenue une béquille.

Quand je ne suis pas bien, je mange.

Quand je suis frustrée, je clique.

Quand je me sens seule, je me rhabille.

Et je ne veux plus que ça fonctionne comme ça.

Je ne veux plus que mes émotions dirigent mon porte-monnaie.

Je veux que mon cœur dirige ma vie.

Alors je vais essayer autrement. Pendant 75 jours, je vais :

– Ne plus rien acheter de neuf,

– Porter ce que j’ai déjà avec fierté et créativité,

– Trier, donner, vendre, faire le vide dehors pour faire la place dedans,

– Manger plus sainement, plus consciemment, pas pour combler mais pour nourrir,

– Lire ma Bible, m’accrocher à mes racines spirituelles comme à un roc,

– Me parler avec douceur, et me traiter comme une amie précieuse,

– Me rappeler que ce que je cherche n’est pas dans un panier virtuel.

Ce défi, je l’ai appelé #75jourssanscraquer.

Parce que j’ai besoin de sortir de certaines habitudes, de certaines mécaniques, pour me tenir debout.

Pour être encore plus alignée avec celle que je veux devenir.

C’est un défi mental, physique, spirituel.

Je ne veux plus être la meuf qui se console avec une commande.

Je veux être la femme qui sait où elle va. Qui connaît sa valeur.

Qui se nourrit de ce qui l’élève.

Ce n’est pas juste une pause mode. C’est une mise à nu.

Un recalibrage intérieur.

Une confession publique et un engagement profond.

Je suis prête à regarder ce que je fuyais. À ralentir. À écouter.

Et je vais partager ce chemin ici, sur le blog.

Parce que je sais que je ne suis pas seule à fonctionner comme ça.

Je sais que d’autres femmes aussi se sentent parfois épuisées d’elles-mêmes.

Trop pleines de tout et vides de sens.

Je ne vous promets pas que ce sera joli tous les jours, mais ce sera vrai.

Et peut-être qu’au bout de ces 75 jours, je ne serai pas une nouvelle femme…

Mais une femme plus proche de moi.

Si tu te reconnais dans ces lignes, si toi aussi tu veux tenter le vide, l’essentiel, l’apaisement : viens.

On le fait ensemble. On se soutient. On se libère.

Affectueusement.

Ces détails qui te prouve qu’il t’aime…

Ces détails qui te prouve qu’il t’aime…

Certains mariages se terminent par ingratitude. Au fil du temps, les couples oublient d’apprécier les petites choses de la vie, en particulier les qualités de leur partenaire et tout ce qu’ils font pour rendre la vie de chacun plus agréable. Si tu es mariée et que ton mari possède les qualités suivantes, tu fais partie des chanceuses.

Apprécier et apprécier ce que ton mari a fait pour toi peut t’aider à comprendre ce qui est vraiment important et t’empêcher de te concentrer sur ses lacunes, ce que tout le monde a. Ton conjoint est la personne la plus importante de ta vie, alors traite ton mariage comme une aubaine et remercie-le pour tout ce qu’il a fait pour lui.

Il te fait confiance

En d’autres termes, sans confiance, l’amour ne peut pas durer, c’est-à-dire qu’il ne pourra pas résister à de nombreuses crises et changements dans la vie. S’il ne doute pas de tes actions et de tes décisions, cela peut t’aider à avoir confiance en toi et à créer une atmosphère heureuse dans tes relations.

Il t’est fidèle

Il ne fait aucun doute que cette valeur est fondamentale dans une relation conjugale, mais comme cette tendance s’est raréfiée récemment, elle est devenue très précieuse. Si ton mari est transparent avec toi, alors il n’a rien à te cacher.

Il connaît tes goûts

Par exemple, il connaît ton chocolat préféré, le genre de films que tu aimes regarder et tes passe-temps préférés. En conséquence, cela te rapproche les uns des autres.

Il te laisse prendre du temps pour toi-même

Si tu veux sortir seule avec des amis, te faire couper les cheveux ou regarder un film, il ne s’y opposera pas. Parce qu’il sait que parfois tu dois passer du temps seule.

Il accorde de l’importance à tes vacances

Il connaît et planifie souvent pour toi, des vacances importantes. Cela te permet également d’avoir de bons souvenirs.

Il t’aide à t’améliorer

Il n’accepte aucun comportement ni aucune attitude négative que tu  pourrais avoir envers toi-même. Au contraire, cela peut t’aider à renforcer ta confiance et t’encourager à te  remonter le moral lorsque tu es frustrée.

Il rit à tes blagues

Il comprend ton humour et l’apprécie. Mais même si elles ne sont pas drôles, ils peuvent rire de vos blagues!

Il te croit

L’honnêteté est l’une des raisons pour lesquelles il re choisit de passer ta vie avec lui. Il sait donc que tu seras honnête avec lui.

Il plaisante avec toi

Il sait que tu apprécies son humour et sait ce qui te fait le plus rire. Du coup, il te fait souvent rire et aime te voir heureux en sa compagnie.

 Il valorise tes sentiments

Sans connexion émotionnelle, il n’y a pas d’amour. Ton mari a manifestement raison. La dernière chose qu’il peut arriver est d’ignorer tes sentiments ou de se blesser.

Tu sens constamment qu’il t’aime.

Chaque phrase, chaque geste et chaque expression donnera aux gens l’impression qu’il a laissé l’amour te submerger et que tu es la personne qui compte vraiment pour lui.

Il te rend la vie plus simple 

Il n’a pas besoin de dramatiser les problèmes de la vie, mais peut t’aider à trouver des solutions pour éviter les conflits à tout prix. De plus, tout ce qu’il veut, c’est que tu vives une vie heureuse et paisible.

Il t’aide dans les tâches domestiques

Il sait qu’il peut compter sur toi, pour de nombreuses choses, mais ton confort est également très important pour lui. Il lave la vaisselle et s’occupe des enfants sans même lui demander.

Il te console quand tu es triste

Chaque fois qu’il te voit te sentir triste, anxieuse ou bouleversée, il se sentira obligé de te couvrir de tendresse et de tout faire pour que tu te sentes mieux.

Il adore ton sourire

Lorsque tu souris, il te trouvera plus belle. Pour lui, un sourire est une expression claire de ton bonheur en sa compagnie. À son tour, cela lui a donné un sentiment de bonheur, à tel point qu’il s’est assuré de voir ton sourire tous les jours.

Que penses-tu de cette liste? Hâte d’avoir tes retours…

Affectueusement .

Le jour où j’ai choisi de vivre au rythme de mon corps…

Le jour où j’ai choisi de vivre au rythme de mon corps…

Petite, je faisais le grand écart. Ça me demandait beaucoup de souplesse et d’équilibre. Je ne pensais pas que plus tard, en devenant femme, j’aurais à travailler ces deux capacités sur mon propre corps. Quotidiennement. Que ce travail ferait partie de ma vie de femme. De mon corps de femme, ce corps à la fois habité et traversé par une expérience singulière du temps, cette expérience singulière et incarnée qui est celle d’un double mouvement temporel et source de conflit.

Féminin et maternel :  une différence de tempo

Mais de quoi je vous parle? C’est tout simple, je vous explique! La femme est habitée par une « double temporalité »:

– Une temporalité « féminine » linéaire, sur le temps long de l’existence, allant toujours de l’avant. Une temporalité marquée par le désir d’aller vers l’autre, de s’ouvrir au monde : vie sociale, amicale, professionnelle, amoureuse, érotique, engagée, artistique … Il y a tant à faire !

– Une temporalité « maternelle », périodique et cyclique, avec un début et une fin. C’est le temps du maternel, des premières règles jusque la ménopause. Un temps qui s’impose au corps, et qui est lié à l’attente et à l’expérience de la perte : le temps des règles, de la grossesse, de l’allaitement, des gestes maternants … Un temps qui habite la femme presque 40 ans ! 480 mois ! Ce n’est pas rien, tout de même ! Cela lui demande de se réapproprier son corps de façon permanente.

Quel temps fait-il en moi ?

On comprend dès lors facilement que ces deux temporalités, composées de deux mouvements contraires, l’un constant, l’autre périodique, puissent provoquer un conflit interne chez la femme. Conflit qui lui demandera de faire un incessant « travail du féminin » : un travail de réconciliation du « maternel » et du « féminin ». Pour donner deux exemples :

– Tu prévois un week-end en amoureux. Ça fait tellement longtemps que tu y penses! Tu as choisi un super endroit, prévu de caser les enfants chez la voisine, prévu d’emporter ta plus belle robe, ta plus belle lingerie. Bref, tu es hyper amoureuse et tu veux le rendre hyper amoureux. Le week-end arrive… Et là, flop : tu as tes règles. C’est ballot, mais c’est comme ça… Vive le « maternel » !

– Tu adores ton boulot, on te félicite. Tu adores également ton homme et désires un enfant de lui. Et puis voilà qu’un jour bébé pointe son nez… au moment où l’on te propose une promotion. Merci « maternel » de faire irruption dans mon « féminin » !

Désirant à la fois l’une et l’autre de ces deux capacités qui la définissent, la femme devra toute sa vie s’adapter, choisir, renoncer, différer, modeler. Le temps et les aléas de la vie se chargeront de le lui rappeler.

Dire oui à sa féminité

Alors, soit on pleure (non, quand même, si chaque femme passait 40 ans à pleurer, ça inonderait la terre …), soit on se dit que oui, ce conflit nous rend hyper-créatives, hyper souples, hyper tout ce que l’on veut ! Et profondément audacieuses. Mystérieuses. Singulières. Bref, géniales! Ça n’empêchera pas les larmes, certes. Parfois, cela demandera à certaines d’être accompagnées. Et parce qu’il se vit à l’intérieur de nous, ce conflit nous rappelle que nous sommes « sujet incarné », fait de chair et d’os. D’une certaine façon, ce conflit est ce qui nous constitue comme femme, notre « essence » (essence au sens d’identité profonde, première).

Saisissons-le comme un chance, non ?

Samedi 14 Octobre 2023, « Bonjour Madame, l’appartement » revient!

Nous serons 40 femmes réunies, en plein coeur de Paris, pour aborder toutes ensemble « La sexualité au féminin ». Il reste encore quelques places, j’espère t’y compter

Je t’embrasse.

Il est temps que je te présente  » Bonjour Madame »

Il est temps que je te présente  » Bonjour Madame »

Chère communauté,

Si je t’écris, c’est pour te parler d’un sujet qui me tient vraiment à cœur. Je n’ai jamais pris le temps de l’aborder ici. Sûrement par gêne, à cause du syndrome de l’imposteur, je ne sais pas… 

En tout cas, je sens qu’aujourd’hui c’est le moment! Il faut que je te parle de ce bébé à qui j’ai donné vie en novembre 2019, «Bonjour Madame».

Il est nécessaire que tu comprennes, alors voici…

T’écrire tous les jours, c’est comme un lien entre nous, un lien invisible. Sache que c’est pour moi comme du carburant. Je sais, c’est drôle cette impression de se connaître, alors que nous ne nous sommes jamais vues. Depuis maintenant plus de neuf ans, je parle à de nombreuses femmes, et c’est incroyable de voir à quel point encore elles se sentent submergées voir totalement perdues ou pas du tout à la hauteur des différentes casquettes qu’elles portent au quotidien.

Quand j’étais petite, mon père m’emmenait très souvent avec lui en voiture, il me donnait des conseils que je ne comprenais pas forcément à l’époque. Depuis que je suis devenue maman, ceux-ci prennent tout leur sens. Il me disait qu’en tant que femme, noire de surcroît, je rencontrerai des épreuves bien plus compliquées que les siennes. Que la société ne serait pas douce avec moi et que c’était la raison pour laquelle il devait m’armer. Il me répétait autant que possible que les problèmes, les difficultés: on les affronte. On ne les évite pas!

Il me disait qu’une vague, quand on la prend de face elle nous renverse à coup sûr. Et l’on se noit!

Par contre, quand on attend le bon moment pour plonger dedans, alors elle ne pourra rien contre nous! 

« Au contraire Babeth , c’est toi qui pourra surfer dessus. Ne l’oublie jamais! »

La maternité a fait partie des plus grandes vagues de ma vie de femme. Elle a tout mis en vrac: dans ma maison, dans ma voiture, dans mon organisation, dans mon cœur, et puis, elle a tout chamboulé , aussi bien dans ma tête que dans mes émotions.

La maternité ça a été cette déferlante sur mes certitudes et mon envie de tout contrôler. 

Sauf que voilà, résister, c’était se faire renverser, mais décider de plonger dans la vague, c’était saisir cette opportunité pour apprendre à progresser et grandir. 

Il y a des gens qui disent que les enfants nous volent notre vie.

Je pense que c’est tout le contraire. J’ai découvert qu’être mère, c’est partir à la découverte de mes ressources insoupçonnées de femme.

 Là où tout le monde voyait un problème, c’était à moi  de voir l’opportunité en or pour déceler ce que je voulais vraiment faire de ma vie. 

Quand Salomé eu 1 an, avec Ceryse, qui en avait déjà presque 6: j’ai sombré dans l’épuisement. Ma maternité est venue révéler au grand jour ce manque de confiance incroyable que j’avais en moi! En les autres, en la vie. Mon masque s’est fissuré. Je jouais un rôle qui ne me convenait plus!

Au début, j’ai résisté ne me pensant pas légitime de faire ce qui m’appelait au plus profond de mes tripes. Et puis un jour, j’ai décidé de plonger dans cette fameuse vague. J’ai décidé d’aller à la rencontre d’autres femmes, que je suivais sur les réseaux sociaux. Des femmes, pour la majorité qui étaient mamans, que je trouvais belles, intelligentes, intéressantes, inspirantes, mais qui vivaient très sûrement des réalités similaires aux miennes. 

J’avais besoin d’être rassurée. J’avais besoin d’être écoutée, comprise, soutenue.

J’avais besoin de me remplir de leurs expériences, de leurs histoires de leur témoignages à elles. 

Ces femmes que je ne connaissais pas et qui de qui pourtant je me sentais si proches.

Comment faisaient telles? 

Quels étaient les défis qu’elles rencontraient au quotidien?

Comment s’organisaient-elles?

Et leur vie de couple? 

Leur job ou pas? 

Leur sexualité?

Leurs peurs?

Leurs rêves?

Je ressentais le besoin de tout savoir sur elles!

J’ai sauté le pas: NotJustMom est né.

Grâce à ces nombreux échanges aussi édifiants les uns que les autres, ces rencontres avec toutes ces femmes de couleur, d’appartenance religieuse, de catégories socio-professionnelles différentes, j’ai réalisé que nous menions toutes les mêmes combats. Nos réalités de femmes, de mères étaient vraiment similaires. Chacune de nous, nous battions chaque jour pour apporter du soleil à nos vies. Je faisais à chaque fois le même constat: ces femmes avaient tout simplement appris à se faire confiance. Elles avaient appris à s’aimer.

Je me rappelle du moment précis où j’ai réalisé que le problème ne venait pas de moi. Il venait tout simplement de mon quotidien, qui était construit sur des habitudes destructrices qui attaquaient sans arrêt mon bien-être, mes relations et mon niveau d’énergie. 

Alors j’ai lu, j’ai expérimenté et petit à petit, j’ai transformé mon quotidien. Cette découverte, je la partage depuis neuf ans avec d’autres femmes sur ici, sur mon blog, NotJustMom ainsi que sur mon compte Instagram..

Et puis, il y a ce jour de septembre 2019, où dans une rue new-yorkaise, je confie mon rêve à mon amoureux. Je lui confie, que ce que je vis avec NotJustMom est tellement magique et réparateur pour la femme que je suis, que ce serait égoïste de ne pas en faire bénéficier d’autres femmes.

Des femmes qui pensent n’avoir ni les ressources ni le temps, tellement elles sont submergées par leur quotidien… Ces femmes, je savais qu’elles existaient.. Elles m’envoyaient de nombreux messages de détresse quasi quotidiennement.

Il m’a convaincu que je devais le faire. Je ressentais fortement le besoin de créer un univers bienveillant pour toutes les femmes, qui, comme moi, ne voulaient plus subir leur vie, mais la vivre à fond dans la bienveillance et avec le sourire. J’avais besoin de dépasser les écrans, nous devions nous voir, nous regarder droit dans les yeux. Nous devions nous serrer fort dans les bras les unes des autres. Nous devions communier ensemble.

Vous savez, je suis persuadée que nous méritons toutes de vivre des vies extraordinaires où nous ferons des progrès quotidien dans les domaines les plus importants.

Raison pour laquelle « Bonjour Madame » est né le 1 novembre 2019.

Qu’est-ce que Bonjour Madame ?

Crédit photos: @lauren_lk

Bonjour Madame, ce sont des expériences où les femmes sont au cœur de tout. Bonjour Madame, ce sont ces ateliers où nous décidons de reprendre le contrôle des neufs zones de priorité de notre vie ( santé, finance, environnement, carrière/ appel, plaisir, développement personnel, relation/famille/ social, spiritualité, couple ) afin de littéralement transformer notre existence. 

Alors sache que « Bonjour Madame » est pour toi qui veux plonger dans la vague. Toi qui veux saisir ce moment de ta vie où tu ne te sens pas à la hauteur, comme une opportunité pour apprendre à aimer ta vie et peut-être même pour apprendre à t’aimer toi. Bonjour Madame, est pour toi si tu veux te surprendre toi-même avec de nouveaux réflexes de bienveillance et de gratitude. 

Crédit photos : @lauren_lk

Et puis si tu veux te sentir entourée et soutenue, quelque soit ce que tu traverses, afin de ne plus tomber dans le piège de la culpabilité; si tu veux alimenter ton être intérieur pour plus de constance et moins d’émotions en dents de scie; si tu veux te concentrer sur ce qui compte vraiment pour te simplifier la vie, crois-moi tu es au bon endroit!

Crédit photos: @lauren_lk

« Bonjour Madame » ce sont des rendez-vous avec d’autres femmes qui, tout comme toi et moi, ne veulent plus subir la vague mais plutôt apprendre à surfer dessus. Les portes de Bonjour Madame ouvrent pour sa prochaine édition, le Samedi 14 Octobre 2023 pour aborder le thème de: « La sexualité au féminin et ses tabous ».

Alors si mes mots et ce thème résonnent en toi, sache que tu es et seras toujours la bienvenue.

Je t’embrasse.