Oser s’asseoir à des tables où l’on ne nous attend pas

Oser s’asseoir à des tables où l’on ne nous attend pas


Je crois que pendant très longtemps, beaucoup de femmes ont appris à regarder certaines tables de loin.


Les lieux où les décisions se prennent.
Les endroits où les voix portent plus fort.
Les sphères où tout semble déjà occupé par des gens plus légitimes qu’elles.


Alors elles restent discrètes.
Elles travaillent.
Elles soutiennent.
Elles construisent parfois des vies entières pour les autres…
sans jamais réellement oser prendre place elles-mêmes.

Et honnêtement ?
Je crois que pendant longtemps, moi aussi, j’ai regardé certaines tables comme si elles n’étaient pas faites pour moi.

Parce qu’on nous apprend très tôt à ne pas déranger.
À rester raisonnables.
À ne pas trop vouloir.
À ne pas trop rêver.
À ne pas prendre trop de place.

Encore plus quand on est une femme.
Encore plus quand on est une femme noire.
Encore plus quand on grandit avec cette impression silencieuse qu’il faudra toujours faire un peu plus que les autres pour être simplement considérée comme légitime.


Pendant longtemps, j’ai cru que certaines tables étaient réservées à « d’autres femmes ».


Les plus diplômées.
Les plus riches.
Les plus préparées.
Les plus intelligentes.
Les plus « faites pour ça ».


Et puis un jour, j’ai compris quelque chose :
beaucoup d’entre nous se censurent avant même d’essayer alors qu’intérieurement, elles savent très bien qu’elles sont appelées à beaucoup plus.

Aujourd’hui, je suis conseillère municipale de ma ville.
Et honnêtement ?

Ce rôle me tient profondément à cœur.
Parce que derrière le titre, il y a surtout une immense responsabilité humaine.
La ville dans laquelle j’évolue.
La ville où mes enfants grandissent.
La ville où nos entreprises existent.
La ville où notre famille a construit sa vie.


Alors non, je ne veux pas être un simple visage de plus autour d’une table.
Je veux utiliser ma voix comme je l’ai toujours fait.
Je veux participer.
Construire.
Écouter.
Aider.


Essayer, à mon échelle, de faire bouger certaines choses.
Et plus je prends de l’âge, plus je comprends que beaucoup de femmes auraient toute leur place dans des sphères qu’elles n’osent même pas approcher.
Parce qu’elles pensent ne pas être assez.
Pas assez diplômées.
Pas assez crédibles.
Pas assez riches.
Pas assez préparées.


Alors qu’en réalité, beaucoup de gens déjà assis à ces tables ne sont pas forcément plus capables qu’elles.
Ils ont simplement osé s’y asseoir.

Je refuse désormais de vivre ma vie en regardant certaines portes de loin.
Je refuse de me diminuer pour rassurer les autres.
Je refuse de faire semblant de ne pas vouloir plus.
Je refuse de croire que certaines sphères seraient réservées à une catégorie de personnes.
Parce qu’au fond, oser s’asseoir à une table où l’on ne nous attendait pas, ce n’est pas une question d’ego.

C’est une question de responsabilité.
Responsabilité envers :
nos filles,
les femmes qui nous regardent,
les jeunes qui grandissent derrière nous,
et parfois même envers la petite fille que nous avons été.
Cette petite fille qui avait besoin de voir qu’une femme pouvait être douce, féminine, croyante, ambitieuse, intelligente… et prendre malgré tout sa place dans le monde.


Je crois sincèrement que beaucoup de femmes vivent encore bien en dessous de leur véritable puissance.
Comme si l’on nous avait appris à nous excuser d’exister trop fort.
À ne pas trop parler.
À ne pas trop rêver.
À ne pas trop prendre place.

Je n’en peux plus de cette mentalité.
Parce que le but n’a jamais été de faire de l’ombre aux hommes.
Le but est simplement de vivre pleinement ce que Dieu a déposé en nous.


Vous savez que je suis une femme chrétienne.
Et quand je lis la femme de Proverbes 31, à aucun moment je ne vois une femme faible.
Je vois une femme qui construit.
Une femme qui travaille.
Une femme qui investit.
Une femme qui dirige.
Une femme qui gère.
Une femme respectée.
Une femme sage.
Une femme forte.
Alors pourquoi tant de femmes vivent-elles encore avec un plafond invisible au-dessus de leur tête ?
Pourquoi avons-nous si peur d’oser ?
De parler ?
De créer ?
D’investir ?
De demander ?
De réussir ?
De prendre place ?


Je regarde aussi beaucoup les femmes américaines et anglo-saxonnes.
Et même si tout n’est évidemment pas parfait là-bas, il y a une chose qu’elles font beaucoup plus librement :
elles osent dire ce qu’elles veulent.
Elles osent rêver grand.
Elles osent prendre la parole sans s’excuser d’exister.

Alors qu’ici, en France, beaucoup vivent encore avec un espèce de nuage au-dessus de leur tête.
Comme si elles devaient se limiter elles-mêmes avant même que quelqu’un le fasse à leur place.

Je refuse donc désormais de vivre comme ça.
Parce qu’au fond, tant que Dieu me laissera les yeux ouverts sur cette terre…
je continuerai à écrire,
à parler,
à créer,
à apprendre,
à construire,
à essayer,
et à m’asseoir à des tables où l’on ne m’attendait peut-être pas.
Pas pour écraser les autres.
Mais parce qu’il arrive un moment où il faut arrêter de regarder sa propre vie depuis le bord de la pièce.


.

Affectueusement,

75 jours pour faire le vide autrement – une confession

75 jours pour faire le vide autrement – une confession

Hier, j’étais bien habillée.

C’est souvent comme ça, quand quelque chose bouillonne à l’intérieur, je m’habille avec encore plus de soin,

encore plus de style, presque pour me convaincre que tout va bien.

Body noir, bermuda noir, blazer rose oversize, mules zébrées. C’était assumé, fort, doux et vibrant.

Et en même temps, j’avais le cœur un peu en vrac.

Et là, en me regardant dans le miroir, j’ai eu un déclic.

Ce que je m’apprêtais à faire: une énième virée en ligne pour voir ce qui me ferait plaisir ou ce qui me ferait oublier…

Je ne pouvais plus continuer. J’ai ressenti une envie irrépressible de dire stop.

Une envie de vérité. De légèreté.

De vide.

Je lance mon #75jourssanscraquer

Une sorte de sevrage, un jeûne émotionnel et matériel.

Pendant 75 jours, je ne vais rien dépenser pour la mode.

Rien.

Aucun achat, aucune nouvelle pièce, aucun petit plaisir looké pour combler un vide.

Parce qu’on ne s’achète pas une vie.

On ne s’achète pas un style.

On fait avec ce qu’on a.

Et j’ai déjà beaucoup. Trop, même. Mes placards débordent.

De belles choses, de choses que j’aime, mais aussi de fuites.

De craquages. De “ça ira mieux après ça”.

Je me rends compte que la mode, comme la nourriture, est devenue une béquille.

Quand je ne suis pas bien, je mange.

Quand je suis frustrée, je clique.

Quand je me sens seule, je me rhabille.

Et je ne veux plus que ça fonctionne comme ça.

Je ne veux plus que mes émotions dirigent mon porte-monnaie.

Je veux que mon cœur dirige ma vie.

Alors je vais essayer autrement. Pendant 75 jours, je vais :

– Ne plus rien acheter de neuf,

– Porter ce que j’ai déjà avec fierté et créativité,

– Trier, donner, vendre, faire le vide dehors pour faire la place dedans,

– Manger plus sainement, plus consciemment, pas pour combler mais pour nourrir,

– Lire ma Bible, m’accrocher à mes racines spirituelles comme à un roc,

– Me parler avec douceur, et me traiter comme une amie précieuse,

– Me rappeler que ce que je cherche n’est pas dans un panier virtuel.

Ce défi, je l’ai appelé #75jourssanscraquer.

Parce que j’ai besoin de sortir de certaines habitudes, de certaines mécaniques, pour me tenir debout.

Pour être encore plus alignée avec celle que je veux devenir.

C’est un défi mental, physique, spirituel.

Je ne veux plus être la meuf qui se console avec une commande.

Je veux être la femme qui sait où elle va. Qui connaît sa valeur.

Qui se nourrit de ce qui l’élève.

Ce n’est pas juste une pause mode. C’est une mise à nu.

Un recalibrage intérieur.

Une confession publique et un engagement profond.

Je suis prête à regarder ce que je fuyais. À ralentir. À écouter.

Et je vais partager ce chemin ici, sur le blog.

Parce que je sais que je ne suis pas seule à fonctionner comme ça.

Je sais que d’autres femmes aussi se sentent parfois épuisées d’elles-mêmes.

Trop pleines de tout et vides de sens.

Je ne vous promets pas que ce sera joli tous les jours, mais ce sera vrai.

Et peut-être qu’au bout de ces 75 jours, je ne serai pas une nouvelle femme…

Mais une femme plus proche de moi.

Si tu te reconnais dans ces lignes, si toi aussi tu veux tenter le vide, l’essentiel, l’apaisement : viens.

On le fait ensemble. On se soutient. On se libère.

Affectueusement.

Le jour où j’ai choisi de vivre au rythme de mon corps…

Le jour où j’ai choisi de vivre au rythme de mon corps…

Petite, je faisais le grand écart. Ça me demandait beaucoup de souplesse et d’équilibre. Je ne pensais pas que plus tard, en devenant femme, j’aurais à travailler ces deux capacités sur mon propre corps. Quotidiennement. Que ce travail ferait partie de ma vie de femme. De mon corps de femme, ce corps à la fois habité et traversé par une expérience singulière du temps, cette expérience singulière et incarnée qui est celle d’un double mouvement temporel et source de conflit.

Féminin et maternel :  une différence de tempo

Mais de quoi je vous parle? C’est tout simple, je vous explique! La femme est habitée par une « double temporalité »:

– Une temporalité « féminine » linéaire, sur le temps long de l’existence, allant toujours de l’avant. Une temporalité marquée par le désir d’aller vers l’autre, de s’ouvrir au monde : vie sociale, amicale, professionnelle, amoureuse, érotique, engagée, artistique … Il y a tant à faire !

– Une temporalité « maternelle », périodique et cyclique, avec un début et une fin. C’est le temps du maternel, des premières règles jusque la ménopause. Un temps qui s’impose au corps, et qui est lié à l’attente et à l’expérience de la perte : le temps des règles, de la grossesse, de l’allaitement, des gestes maternants … Un temps qui habite la femme presque 40 ans ! 480 mois ! Ce n’est pas rien, tout de même ! Cela lui demande de se réapproprier son corps de façon permanente.

Quel temps fait-il en moi ?

On comprend dès lors facilement que ces deux temporalités, composées de deux mouvements contraires, l’un constant, l’autre périodique, puissent provoquer un conflit interne chez la femme. Conflit qui lui demandera de faire un incessant « travail du féminin » : un travail de réconciliation du « maternel » et du « féminin ». Pour donner deux exemples :

– Tu prévois un week-end en amoureux. Ça fait tellement longtemps que tu y penses! Tu as choisi un super endroit, prévu de caser les enfants chez la voisine, prévu d’emporter ta plus belle robe, ta plus belle lingerie. Bref, tu es hyper amoureuse et tu veux le rendre hyper amoureux. Le week-end arrive… Et là, flop : tu as tes règles. C’est ballot, mais c’est comme ça… Vive le « maternel » !

– Tu adores ton boulot, on te félicite. Tu adores également ton homme et désires un enfant de lui. Et puis voilà qu’un jour bébé pointe son nez… au moment où l’on te propose une promotion. Merci « maternel » de faire irruption dans mon « féminin » !

Désirant à la fois l’une et l’autre de ces deux capacités qui la définissent, la femme devra toute sa vie s’adapter, choisir, renoncer, différer, modeler. Le temps et les aléas de la vie se chargeront de le lui rappeler.

Dire oui à sa féminité

Alors, soit on pleure (non, quand même, si chaque femme passait 40 ans à pleurer, ça inonderait la terre …), soit on se dit que oui, ce conflit nous rend hyper-créatives, hyper souples, hyper tout ce que l’on veut ! Et profondément audacieuses. Mystérieuses. Singulières. Bref, géniales! Ça n’empêchera pas les larmes, certes. Parfois, cela demandera à certaines d’être accompagnées. Et parce qu’il se vit à l’intérieur de nous, ce conflit nous rappelle que nous sommes « sujet incarné », fait de chair et d’os. D’une certaine façon, ce conflit est ce qui nous constitue comme femme, notre « essence » (essence au sens d’identité profonde, première).

Saisissons-le comme un chance, non ?

Samedi 14 Octobre 2023, « Bonjour Madame, l’appartement » revient!

Nous serons 40 femmes réunies, en plein coeur de Paris, pour aborder toutes ensemble « La sexualité au féminin ». Il reste encore quelques places, j’espère t’y compter

Je t’embrasse.

Tout paraît si simple entre vous?!

Tout paraît si simple entre vous?!

Ah ouais, c’est ce que tu crois ?

Désolé, mais je n’ai pu m’empêcher de rire à gorge déployée quand j’ai lu cela hier matin… Pour laisser place à de la peine.

Alors toi, tu n’as jamais assisté aux différents films de guerre qui ont été tournés chez moi depuis qu’on est en couple. On y trouve tous les ingrédients de la parfaite production hollywoodienne :

  • Un scénario tellement bien écrit, qu’il te tient suffisamment en haleine pour que tu ne saches jamais vraiment qui est le gentil et qui est la méchante (enfin cela dépend de là où tu te places).
  • De l’action, avec des portes de chambres et de placards qui claquent et moi qui boude toute la nuit pour lui montrer ma rage! Parce que lui, ne boude quasi jamais la nuit.. (Comment fait-il justement? Un jour, je percerais son secret…)
  • Ou des hurlements tellement terrifiants, semblables à des animaux que l’on égorgerait en plein milieu de notre salon.

Ouais ma petite dame!! Et ce n’est pas fini!

Passons aux quelques effets spéciaux: surtout au moment précis où les invités ont à peine franchi les portes du portail… Ravaler sa salive, afficher un sourire niais, faire comme-ci tout se passe bien dans le meilleur des mondes, sortir ses meilleurs sujets de conversation, se parler l’un et l’autre alors que nous n’avons qu’une envie, nous bondir dessus! Mettre sa colère au frais dans un gros tupperware qui a du mal à se refermer, le tout à réchauffer gaiement au micro-ondes dès que les mêmes invités auront enfin quitté les lieux pour nous laisser nous régler en paix.

Et puis comme dans toute superbe production, des bonnes vieilles intrigues, des non-dits, des ramifications familiales, bref : le mix parfait pour un bon gros merdier (et je reste polie).

Pourquoi je te raconte tout ça ?

Pour te faire comprendre qu’être celle qui va toujours bien, à qui tout sourit, ça n’est pas le beau rôle à tous les coups. Oui, j’ai une vie que j’aime, un travail qui me passionne et je fais tout plein de rencontres les unes plus cools que les autres! Oui, je trouve que j’ai un homme d’exception, parce qu’il m’aime telle que je suis! Qui n’a pas peur de me donner des ailes et qui, n’a aucun problème pour “s’exprimer”. Mais tu vois, si je te raconte tout ça, c’est aussi pour t’emmener un peu dans les coulisses, sans vraiment te dévoiler mon jardin secret, mais t’en montrer juste assez pour que tu voies que non, vraiment, l’herbe n’est pas plus verte chez les autres.

L’herbe est très souvent bien cramée chez les voisins aussi, y compris ceux que tu envies parce que, eux, ils se font des week-ends en amoureux 58 fois dans l’année. Ne te fie pas entièrement à ce que tu voies, ou dirais-je plutôt: à ce que tu imagines..

Non, ce n’est pas plus facile chez les autres…

Je ne sais que trop bien que la vie de couple ne tient trop souvent qu’à un fil.

Alors voilà, mon amoureux et moi, on avance, on apprend, on serre les dents, on sert les poings, on crie, on gueule, on fait des concessions, on médite, on partage nos inspirations et on a aussi des tas de moments  » tronche tellement froissée par la colère ou les larmes » que même une bonne blague ne suffira pas à détendre… Tu sais, ce genre d’instant que tu n’immortaliseras jamais et qui ne sera jamais partagé sur Instagram.

 Comprends donc, qu’un couple, ça ne se compare pas!

Un couple est unique, comme une histoire est unique, et on ne sait jamais ce qui se passe vraiment dans la maison des autres. Personne ne peut savoir ce qui se dit quand la voiture démarre, ce qui se crie quand les invités sont partis, ce qui sort quand personne n’entend (sauf peut-être les enfants).

Et derrière ces masques de couple, peut-être que tu te sens seule, peut-être que tu te sens totalement à l’ouest, alors j’aimerais te dire que c’est normal.

Que tu n’es pas un boulet, que ton partenaire ne l’est pas tant que ça non plus. Le chemin est rocailleux, escarpé, exigeant, larmoyant, difficile quelque fois voire même douloureux. Saches donc qu’il n’est facile pour personne. Chacun est seul face aux scènes de films pas romantiques qui sont tournées dans le secret de nos foyers.

Reconnaître que c’est dur, que c’est dur pour tout le monde et qu’au fond ça fait partie du jeu, c’est souvent le début de la fin de l’angoisse.

Et si tu penses que votre aventure est trop compliquée, dis-toi que les meilleurs films sont basés sur des galères pas possibles.

Votre histoire est comme toi : elle n’a pas besoin d’être parfaite pour être superbe…

Affectueusement.

Quel sera ton choix?

Quel sera ton choix?

Je ne pourrai jamais te dire quoi faire? Comment le pourrais-je? Je ne suis pas toi! Mais à travers mon histoire, mon parcours, je souhaite simplement partager avec toi en toute humilité, ce qu’est le pouvoir de choisir, ce qu’est la peur et certainement l’amour!

J’aurais pu trouver toutes les excuses pour ne pas prendre ma vie en main, mais la vie elle, a décidé de m’apprendre une bonne leçon: celle que j’avais toujours le pouvoir de choisir!

Ces derniers mois ont été mouvementés, compliqués, difficiles, durs.. 

Et pourtant face à chaque difficulté rencontrée, j’ai réalisé que j’ai toujours eu le pouvoir de choisir. Le pouvoir de choisir la fuite, le renoncement, ou l’affront. Celui de composer avec la situation aussi! Parce que oui, j’ai grandi avec des parents que j’ai toujours vu se relever face à toutes les situations difficiles qu’ils ont rencontrés. J’ai donc accepté ma nouvelle réalité.

Mais comment composer avec?

Par instinct de survie, par amour pour mon mari, mes enfants ainsi que pour moi, j’ai trouvé la force de ne pas capituler! J’ai décidé non pas de choisir de survivre, mais plutôt de choisir de vivre!

Consciemment ou pas, chacun d’entre nous, à un moment ou à un autre de notre vie, nous avons perdu le pouvoir de choisir! Dès notre plus jeune âge, nos parents, nos enseignants et même la société nous dicte la voie à suivre! Celle qui est supposée nous apporter ce fameux bonheur!

De la maternelle aux études supérieures, on nous apprend les réponses! 

Mais pourquoi donc? 

Parce qu’on veut nous faire rentrer dans le moule! La conformité dans notre société est valorisée mais surtout exigée! Mais alors pourquoi sommes-nous si insatisfaits? Pourquoi existe t-il autant de gens malheureux, malgré les belles maisons, malgré les bons emplois, malgré les enfants, malgré l’argent, malgré les belles voitures? Pourquoi y’a t-il toujours ce petit sentiment, cette petite voix quelque part, qui nous dit: « Je ne suis pas bien… » « Je ne suis pas complètement heureuse.. » « Est-ce que j’ai choisi par rapport aux autres ou ai-je choisi par rapport à mon égo? » «Pourquoi je n’ai pas su dire non? Pourquoi je n’ai pas osé dire que ce n’était pas cette vie à laquelle j’aspirais? »

Malgré toutes ces questions, on n’ose pas bouger, on reste tout simplement paralysé par la peur… 

Mais la peur de quoi?

La peur d’être rejetée, de se faire juger, de se tromper, de ne pas faire partie du clan. Ou tout simplement, la peur de ne pas être normale.. Pourtant tout le monde nous donne des outils, des livres, des podcasts, des vidéos, des workshops, des conférences, pour nous apprendre à vaincre la peur…

Alors pourquoi?

Comme vous, je les ai lu ces livres… Comme vous, j’ai assisté à ces conférences, j’ai moi aussi écouté ces podcasts et regardé ces vidéos attentivement. Mais la peur était toujours présente! Alors pourquoi je ressentais encore ce sentiment qui me venait des tripes?

J’ai appris que ce signal d’alarme que je recevais comme un coup de poing dans le ventre, souhaitait simplement m’envoyer un message. Ma peur voulait que je sois attentive, elle voulait me dire que le seul moyen de la vaincre était de me recentrer sur mes pensées! De me recentrer sur mes actions et mes paroles! 

Mais de quoi avais-je réellement peur?

J’avais tout simplement peur de ne pas être aimée! L’humain a tout simplement besoin de se sentir aimé et d’être reconnu tel qu’il est. J’ai compris à travers les épreuves, que c’est l’amour qui nous donne la force de reprendre le pouvoir sur nos vies! Mais encore faut-il apprendre à s’aimer soi-même!

Il y a souvent dans notre vie, une personne qui nous livre ce conseil fondamental. Dans mon cas, ce fut mon père! Dans le tien, c’est peut être ta mère, ta soeur, ton frère, c’est peut-être toi-même…

J’ai appris à m’accepter et m’aimer avec mes défauts et mes qualités, avec mes folies, avec ma féminité, mais surtout avec ma vulnérabilité. 

J’ai accepté que je ne pourrai jamais plaire à tout le monde. J’ai compris que mes imperfections étaient des forces et mes échecs des bénédictions qui m’aident à grandir, à réaliser que je suis bel et bien humaine. Dès que je me suis acceptée, je me suis aimée. Pas de façon prétentieuse, mais de façon humble. Car j’existe et je n’ai pas envie d’être qui que ce soit d’autre que moi! 

J’ai aussi appris l’importance d’aimer et de respecter les autres, et de savoir distinguer ce que l’on peut contrôler, de ce que l’on ne peut pas contrôler! Je ne peux pas choisir pour les autres, je ne peux pas contrôler leurs décisions… Mais je peux contrôler mes réactions.

Tu sais, on a souvent des personnes très inspirantes qui gravitent autour de nous. On les aime tellement, qu’on leur cède le volant de notre vie. Chaque fois que l’on va laisser une autre personne interférer dans nos décisions, on vient de laisser la place du conducteur… Lorsque l’on a un modèle, on souhaite suivre et imiter son parcours. On veut même quelque fois devenir sa photocopie! Sans le réaliser, on vient de transférer notre pouvoir entre les mains de quelqu’un d’autre.

Bien sûr que l’on peut admirer les forces et les réalisations des autres, mais il faut surtout apprendre à les adapter à nos réalités, à nos propres valeurs, et surtout à notre vie! 

Les réponses que l’on pense trouver à l’extérieur, on les a tous. Il suffit de vouloir s’écouter!

En reprenant ton pouvoir, tu feras de ta vie ce que tu voudras! Ce ne sera pas facile, non! Car on vit dans un monde qui nous bombarde de modes d’emploi. On en trouve partout, sur tout les sujets!

On veut nous apprendre à éduquer nos enfants, à embrasser nos partenaires et surtout on veut nous apprendre à être heureux!

Pas mal! Sauf que ces recettes se veulent juste rassurantes. Elles ne nous rendront pas plus heureuses, car elles ne sont pas les nôtres! Si tu décides d’être unique, tu rameras à contre courant, tu trébucheras et l’on voudra même te mettre à genoux. Mais quelle fierté de se sentir authentique. Ne tolère plus les excuses, surtout celles qui viennent de toi. 

Comme blogueuse, comme infirmière, comme femme, comme entrepreneure, je les ai presque toutes entendues. On m’a dit: « Tu sais Babeth, j’aurais pu réussir mais mes parents n’avaient pas assez d’argent; je n’ai pas la bonne couleur de peau ou encore je n’ai pas de contacts dans le milieu ». Sauf que chaque fois que l’on se cache derrière une excuse, on vient de transférer son pouvoir de choisir. On se déresponsabilise et on s’affaiblît. Fais-toi confiance, si tu veux faire confiance aux autres! Respecte-toi, si tu veux respecter les autres et surtout avoir leur respect!

Mais surtout aime-toi, si tu veux être capable d’aimer les autres et être aimé en retour!

L’impossible peut devenir possible, car tu as le pouvoir de changer les choses! Peu importe tes bagages, peu importe la grandeur de tes rêves et même si tes ailes ont été brisées. C’est à toi de choisir!

Choisiras-tu donc de survivre ou choisiras-tu de vivre?

Affectueusement.

#instalife

#instalife

N’accorde pas trop de crédits à tout ce que tu vois sur les réseaux sociaux! Les gens n’y postent pas leurs échecs!

Whaouuuuu! Je l’ai dit! Je le fait! Me revoici de retour chez moi! Et que c’est bon, cette sensation de déposer ses bagages, et de se vautrer les pieds en éventail sur son canapé! Mon blog m’a manqué, au point où je pourrais vous poster plein d’articles ce soir!

J’ai souvent entendu que les articles devaient être ornementés de belles photos! J’aime la photographie, que je pratique de plus en plus de façon thérapeutique… Sauf que je ne veux pas m’empêcher de parler avec vous ici, parce que je n’ai pas de belles photos en adéquation avec le sujet que j’aborde! Je n’ai plus à jouer la blogueuse comme à mes débuts! À faire comme, pensant que c’était la démarche à suivre! Je suis blogueuse, et le dire ici asseoit ma légitimité dans le domaine. Je ne reçois pas forcément les miens, endimanchée comme jaja, quand ils débarquent à la maison! On va faire de même ici! Car si tu t’arrêtes et prends du temps là, c’est que même si tu ne te l’avoues pas, tu apprécies ce qui s’y passe! Donc c’est parti! On va faire les choses, selon mon mood, mes règles et surtout mes envies!

On va parler d’Instagram! Ce réseau social que nous adorons tous détester, critiquer, mais qui est devenus pour nombreux d’entre nous addictif! Pour être plus précise, j’aimerai te parler de ce que ça peut provoquer chez certains!

#lefildetavie

Passer du temps sur les réseaux sociaux provoque facilement des sentiments d’exclusion, d’abandon ou même de jalousie.

Et s’ils t’encourageaient plutôt à être heureuse d’être toi-même? À te satisfaire de ce que tu possèdes?

Voici quelques idées qui t’inspireront afin d’utiliser les RS pour être moins comme les autres et un peu plus toi-même!

Facebook et Insta sont comme des bandes annonces de films montrant uniquement les meilleurs moments de la vie des gens. Les photos que tu vois, ne représentent pas toujours la réalité de manière juste et objective, et tu ne peux pas savoir ce qui se passe vraiment en coulisses.

On imagine sans peine que les personnes que l’on suit ont une existence incroyable, surtout si elles sont invariablement bien habillées et en train de faire des choses que l’on a jamais faites.

Si tu as l’impression d’être la seule personne à ne pas avoir été invitée à la dernière fête, sache qu’il n’y a rien de plus humain que de chercher la popularité et l’appartenance à un groupe! Il est incroyablement important de se sentir vue, reconnue et aimée, c’est notre instinct.

Comme ils offrent une plateforme unique pour exposer nos vies, on imagine parfois que les RS sont la seule façon d’obtenir ce sentiment d’appartenance.

Pourtant si tu dépenses trop d’énergie à suivre tout ce qui se passe, tu risques de t’appliquer un peu trop à devenir la personne que tu penses devoir être. Alors que tu devrais plutôt te focaliser sur toi-même, faire des choses qui te rendent heureuse et qui te permettront sûrement de te faire de vrais amis et de te sentir réellement à ta place.

Dépasse la jalousie!

Si tu envisages ton flux Instagram ou Facebook comme un miroir, il t’aidera à te dépasser de la jalousie que t’inspirent certaines personnes pour découvrir ce qui pourraient te rendre heureuse? T’arrive t-il, par exemple, d’envier les amis de quelqu’un, son apparence ou ses accomplissements? Si tu voyais plutôt ces éléments comme le reflet de ce qui est possible dans ta vie? En fait, ils sont peut-être déjà présents, mais si tu ne savais pas comment les trouver ( jusqu’à maintenant ). Prends un moment, attrape de quoi écrire et tente de répondre aux questions suivantes:

  • Qui te rend particulièrement jalouse?
  • Qu’est-ce que tu envies en particulier chez cette personne
  • Qu’as t-elle que tu veux?
  • Que fais t-elle que tu souhaiterais faire?

Peut-être est-elle très populaire, douée dans une discipline ou autre? Note tes réponses et réduis-les, si possible, à une poignée d’adjectifs et d’attributs. Si quelqu’un se montre toujours en forme et en bonne santé, ce n’est peut-être pas son apparence ce qui te gêne, mais plutôt l’idée d’un style de vie plus sain. Pour une personne populaire, tu n’envies probablement pas le nombre d’amis, mais la possibilité de passer plus de temps avec des gens qui te soutiennent et te comprennent.

Le fait que quelqu’un semble posséder quelque chose qui te fait défaut ne signifie pas que tu ne peux pas l’obtenir aussi. Alors, si tu parviens à cerner la source de ta jalousie, elle te motivera à changer et à avancer à ton tour vers ce qui te fait envier chez les autres.

Affectueusement .