Que devons-nous dire à nos enfants, FRANCE ?

C’est une lettre d’une enfant de la République qui, aujourd’hui, a mal à son pays.

Il y a bien longtemps que je n’avais pas pleuré de rage.

NI de tristesse ou encore de déception. Mais de rage.

Cette rage qui vous serre la gorge, vous brûle la poitrine et vous laisse avec une question à laquelle personne ne semble être capable de répondre.

Mais putain, que devons-nous faire de plus ?

Vendredi 23 octobre 2026, à Trappes, Pengo Bossio Wangi, 26 ans, a été tué. Cinq autres personnes ont été blessées, parmi lesquelles une petite fille de 12 ans, grièvement touchée par des balles.

Douze ans.

L’âge où l’on devrait se demander ce que l’on va porter demain, avec quelles copines on va sortir, de qui l’on est secrètement amoureuse.

Pas si l’on va survivre à ses blessures.

Et pourquoi ?

Parce qu’un homme aurait décidé de venger des commerçants victimes de pillages en s’en prenant à des Noirs et à des Arabes.

Pardon ?

Il faudrait donc comprendre qu’en 2026, dans mon pays, on puisse considérer que des personnes qui n’ont absolument rien à voir avec des actes de délinquance doivent en payer le prix simplement parce qu’elles ont la même couleur de peau que ceux auxquels on a décidé d’attribuer tous les maux de la société ?

C’est à ce niveau-là que nous en sommes arrivés ?

Quelle pauvreté intellectuelle. Quelle lâcheté. Quelle misère humaine.

Et surtout, quelle violence.

Je suis née en France.

J’ai grandi en France. J’y ai fait mes études. J’y ai construit ma vie, ma famille, mon couple, mes entreprises.

J’y travaille. J’y paie mes impôts. Mes charges. Mes cotisations. Mes mensualités de crédit.

J’y élève mes enfants.

J’investis dans ce pays parce que j’y crois. Parce que je suis fière, à mon échelle, de participer à son économie, de créer de la valeur, de contribuer à quelque chose de plus grand que moi.

Et nous sommes des milliers, des millions à le faire.

Des Français noirs. Des Français arabes. Des Français dont les parents ou les grands-parents sont venus d’ailleurs. Des Français dont les racines racontent plusieurs continents, mais dont la vie se construit ici.

Nous sommes les enfants de cette République.

Nous n’en sommes pas les invités.

Nous n’en sommes pas les locataires provisoires.

Nous n’avons pas à remercier quotidiennement qui que ce soit de nous laisser vivre sur la terre où nous sommes nés.

Et pourtant, à chaque nouveau drame, j’ai cette impression insupportable qu’il faudrait encore présenter nos justificatifs.

Regardez, nous travaillons !

Regardez, nous payons !

Regardez, nous créons des entreprises !

Regardez comme nous sommes de bons citoyens !

Mais depuis quand faut-il produire sa déclaration d’impôts pour mériter de vivre ?

Et celui qui ne possède rien ? Celui qui n’a pas fait d’études ? Celui qui cherche encore sa place ?

Sa vie vaudrait moins ?

Nous n’avons pas à prouver notre respectabilité pour obtenir le droit élémentaire de ne pas être tués.

C’est cela qui me révolte.

Cette idée, parfois à peine dissimulée, qu’il existerait deux façons d’être Français. Ceux dont la nationalité va de soi. Et ceux dont l’appartenance reste perpétuellement soumise à examen.

Ceux à qui l’on demande ce qu’ils pensent de la France.

Et ceux à qui l’on ne demande jamais ce que la France leur fait.

Et puis aujourd’hui, voilà qu’arrive le mot : schizophrénie.

Le suspect affirme être suivi pour cette maladie. Sa garde à vue a été suspendue pour permettre une observation psychiatrique.

Je connais suffisamment le monde de la santé pour savoir que les maladies psychiatriques existent, qu’elles peuvent être graves et qu’elles méritent une prise en charge sérieuse. Les personnes qui en souffrent ne doivent pas être assimilées à des criminels.

Mais je connais aussi la différence entre une évaluation médicale et une décision de justice.

À ce jour, aucune irresponsabilité pénale n’a été prononcée.

Alors oui, que les psychiatres expertisent. Que la justice enquête. Qu’elle établisse les faits et les responsabilités.

Mais que personne ne nous demande de considérer le racisme comme un détail secondaire.

La psychiatrie doit éclairer la justice. Elle ne doit pas devenir un écran derrière lequel disparaîtrait la haine raciale.

Parce qu’un homme de 26 ans est mort.

Parce qu’une enfant de 12 ans a été criblée de balles.

Parce que des familles viennent de voir leur existence basculer.

Et parce qu’au-delà de ces victimes, c’est toute une partie de la population française qui vient de recevoir un message terrifiant : votre couleur de peau peut suffire à faire de vous une cible.

Je suis fatiguée.

Fatiguée de ces discours qui installent lentement dans les esprits l’idée que l’immigration serait responsable de tout.

De la violence. Du chômage. Des difficultés économiques. Du sentiment de déclassement. Des frustrations de chacun.

Comme s’il suffisait de désigner un Arabe ou un Noir pour expliquer ce qui ne fonctionne plus dans notre pays.

Comme si la complexité d’une société pouvait se résumer à une couleur de peau.

Il faut une sacrée dose de mauvaise foi, de paresse intellectuelle ou de haine pour croire à une explication aussi misérable.

Et à force de désigner des populations comme un problème, ne nous étonnons pas que certains finissent par les regarder comme des ennemis.

Les mots ne sont pas des balles.

Mais ils peuvent contribuer à fabriquer le climat dans lequel certains décident de tirer.

Et puis il y a ce goût étrange dans ma gorge.

Un goût de 2020.

George Floyd.

Minneapolis, États-Unis.

Trappes, France.

2020-2026.

Deux pays. Deux histoires. Deux contextes différents.

Mais une réalité qui se superpose dans ma tête et dans mon ventre : cette terrible conscience que la couleur de peau peut encore déterminer la façon dont une vie est considérée, menacée, parfois arrachée.

Six ans.

Six ans et cette même question qui revient me hanter.

Que devons-nous dire à nos enfants ?

Je suis mère de trois enfants.

Trois enfants nés en France. Trois enfants qui n’ont pas demandé à venir au monde avec une histoire familiale métissée. Trois enfants pour lesquels la France n’est pas une terre d’accueil.

C’est leur pays.

Le seul qu’ils aient toujours connu comme leur maison.

Alors je leur dis quoi ?

Que la République les aime, mais qu’ils doivent tout de même faire attention à ne pas croiser le chemin de ceux qui ne supportent pas leur couleur ?

Qu’ils sont Français, mais qu’aux yeux de certains ils ne le seront jamais complètement ?

Qu’il faut travailler deux fois plus, être deux fois plus irréprochable, deux fois plus poli, deux fois plus diplômé pour espérer obtenir la même tranquillité que les autres ?

Et encore.

Même cela ne suffirait pas.

Parce que Pengo n’a pas été tué après un examen de son parcours scolaire, de sa profession ou de sa moralité.

La question de sa respectabilité ne se posait pas.

Il avait simplement le droit de vivre.

Comment explique-t-on à un enfant que le pays qui lui enseigne la liberté, l’égalité et la fraternité n’arrive pas toujours à le protéger de ceux qui lui refusent ces trois promesses ?

Je refuse de dire à mes enfants que la France ne les aime pas.

Parce que ce serait injuste envers tous ceux qui, chaque jour, défendent sincèrement cette République et ses valeurs.

Mais je refuse tout autant de leur mentir.

De leur raconter que le racisme n’est qu’une vieille histoire, un héritage embarrassant que nous aurions définitivement laissé derrière nous.

Non.

Le racisme n’a pas disparu. Il change de langage. Il emprunte parfois les habits de la respectabilité, s’installe dans les conversations ordinaires, se nourrit des peurs collectives.

Et parfois, il prend une arme.

Alors non, je ne veux plus seulement entendre que le racisme est condamnable.

Je le sais.

Nous le savons.

Je veux que nous nous demandions collectivement comment nous avons laissé grandir une telle détestation de l’autre.

Je veux que l’on cesse de traiter certaines paroles comme de simples opinions lorsqu’elles contribuent à déshumaniser des millions de nos concitoyens.

Je veux que l’on arrête de demander aux personnes visées de faire preuve de mesure, pendant que d’autres peuvent tranquillement entretenir le mépris.

Je veux une République qui ne se contente pas de proclamer l’égalité, mais qui ait le courage de la défendre.

Pour tous.

Sans conditions de couleur, d’origine, de religion ou de patronyme.

Et je veux aussi que nous gardions notre humanité.

Parce qu’au milieu de nos indignations, de nos publications, de nos débats politiques, il y a une famille qui ne reverra plus son fils.

Une petite fille de 12 ans qui devrait avoir toute la vie devant elle et qui se retrouve à lutter pour la sienne.

Des êtres humains.

Pas des statistiques.

Pas des arguments électoraux.

Pas des hashtags.

Des vies.

Aujourd’hui, j’ai pleuré de rage.

Je ne m’en excuse pas.

Je ne veux pas non plus que cette rage devienne de la haine. Ce serait laisser gagner exactement ce que je dénonce.

Mais je ne veux plus qu’elle soit étouffée au nom d’un prétendu apaisement qui demanderait toujours les mêmes sacrifices aux mêmes personnes.

J’aime la France.

C’est précisément pour cela que je suis aussi en colère contre ce qu’elle laisse parfois s’installer en son sein.

On peut aimer profondément son pays et lui demander des comptes.

On peut être reconnaissante de ce qu’il nous a permis de construire et refuser avec force ce qu’il ne parvient pas à empêcher.

On peut être une enfant de la République et lui rappeler qu’elle nous appartient aussi.

Alors je repose la question.

Que devons-nous dire à nos enfants, France ?

Moi, je voudrais encore pouvoir leur dire qu’ils sont chez eux.

Sans avoir à ajouter :

Mais faites attention à la couleur de votre peau.

Babeth

25 octobre 2026

Pour Pengo Bossio Wangi, pour les blessés de Trappes et de La Verrière, pour leurs familles. Et pour tous nos enfants qui méritent de grandir sans avoir peur d’être eux-mêmes.

Ma routine skincare d’été : peau nue, glow et zéro fond de teint

Ma routine skincare d’été : peau nue, glow et zéro fond de teint

Il y a une chose que je fais quasiment chaque été : je range mon maquillage.

Pas de fond de teint, pas de course à la couvrance. J’aime voir ma peau telle qu’elle est. Sa texture, ses petites irrégularités, ses marques aussi. Et surtout, j’aime cette sensation de peau nue, propre, lumineuse, qui n’a besoin de rien d’autre pour sortir.

Ces dernières semaines, j’ai été particulièrement régulière avec ma skincare et je vois réellement la différence sur ma peau. Je précise volontairement ma peau, parce qu’une routine cosmétique n’a évidemment pas les mêmes résultats chez tout le monde.

Alors puisque vous avez été nombreuses à me demander ce que j’utilise : voici tout.

Le matin : simple, frais, protégé

1. Je commence par le drainage

Avant même mes soins, sur peau sèche, j’utilise ma brosse drainante lymphatique pour le visage.

Quelques mouvements doux, toujours sans agresser ni frotter comme une folle. C’est devenu mon petit rituel du matin : quelques minutes pour réveiller mon visage avant de passer à ma skincare.

2. Medicube Zero Foam Cleanser

Ensuite, nettoyage avec le Zero Foam Cleanser de Medicube. Je l’utilise avec les mains ou avec ma brosse nettoyante Lauvée selon les jours.

C’est vraiment la base de ma routine : repartir sur une peau propre avant d’empiler quoi que ce soit. Medicube présente ce nettoyant comme destiné notamment à éliminer les impuretés et microparticules tout en prenant soin des pores. 

3. Ma brosse nettoyante Lauvée

Attention, ce n’est pas la même brosse que ma brosse drainante.

La première s’utilise à sec pour mon rituel de drainage. La Lauvée Paris, elle, accompagne le nettoyage.

Et j’aime énormément ce petit objet. Beau, pratique, rapide : typiquement le genre d’accessoire qui rend le geste skincare encore plus agréable.

4. Medicube Kojic Acid Turmeric Pads

Alors eux… j’aime beaucoup.

Les Kojic Acid Turmeric Pads de Medicube contiennent notamment de l’acide kojique, du curcuma et 3 % d’acide glycolique. Donc ce ne sont pas juste des petits cotons imbibés anodins : on est sur un produit exfoliant.

Et qui dit exfoliation dit : je reste raisonnable sur la fréquence et attentive à la réaction de ma peau. Surtout l’été.

5. Medicube Zero Pore Serum 2.0

Puis mon Zero Pore Serum 2.0.

Je l’intègre après le nettoyage et les pads les jours où je les utilise avant ma crème.

Ce que je recherche avec lui : une peau qui paraît plus régulière, plus nette et un grain de peau visuellement plus joli.

6. Medicube Collagen Jelly Cream

Là, vous connaissez mon amour pour le pot rose.

Collagen Jelly Cream de Medicube.

La texture jelly, le fini, le côté peau rebondie et lumineuse… c’est exactement le genre de produit que j’aime utiliser en été lorsque je veux du glow sans maquillage.

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7. Et surtout : TALM Sunveil SPF 50+

Le matin, je termine ma routine avec le Sunveil™ de TALM, Fluide Solaire Quotidien SPF 50+.
C’est ma protection visage du moment : très haute protection UVA + UVB + lumière bleue, sans parfum ajouté. J’aime surtout son format fluide, facile à intégrer à ma routine sans avoir cette impression d’ajouter une couche lourde sur ma peau.
Et pour moi, le SPF n’est vraiment pas le petit bonus qu’on met quand on y pense. C’est la dernière étape de ma skincare du matin, tous les jours, et encore plus en été ou lorsque j’utilise des soins exfoliants.
Parce que travailler l’éclat, les taches et l’uniformité de son teint tout en laissant sa peau exposée aux UV… ça n’a tout simplement aucun sens.

Le soir : je nettoie, je traite, je nourris

Le soir, ma routine change légèrement.

Je retrouve mon Medicube Zero Foam Cleanser, puis j’adapte la suite selon ce que j’ai utilisé les jours précédents. Je ne cherche surtout pas à accumuler tous mes actifs en une soirée.

Ensuite : Zero Pore Serum 2.0, puis Collagen Jelly Cream pour terminer lorsque je veux quelque chose de simple.

Et certains soirs, je sors mon petit chouchou rose…

Medicube PDRN Pink Caffeine Night Wrapping Mask

Celui-ci, vous l’avez déjà vu passer dans mes stories.

Le PDRN Pink Caffeine Night Wrapping Mask est mon masque de nuit. Je l’applique comme dernière étape de ma routine et je le laisse faire sa vie pendant que moi… je dors. 😂

Et c’est précisément ce que j’aime aujourd’hui dans ma skincare : elle est devenue un rituel et non une corvée.

Et mon corps ? Même combat.

Parce qu’on parle énormément du visage alors que le reste de notre peau mérite exactement la même attention.


Medicube — Hypochlorous Acid Body Peel Shot


C’est mon soin exfoliant pour le corps, que j’utilise notamment sur les zones où je veux travailler la texture et les rugosités, et sur mes pieds. Je l’utilise ponctuellement, pas comme un soin quotidien.

Lipikar Baume AP+M — La Roche-Posay

Pour l’hydratation du corps, j’utilise le Lipikar Baume AP+M.

C’est mon produit beaucoup moins sexy visuellement que certains pots de K-beauty , mais parfaitement installé dans ma salle de bain.

Confort, hydratation, peau nourrie : efficace.

Eau Solaire SPF 50+ — Oh My Cream

Et en été, la protection ne s’arrête évidemment pas à mon visage.

J’utilise également l’Eau Solaire SPF 50+ Oh My Cream sur le corps.

Bras, épaules, décolleté, jambes… les zones exposées ne deviennent pas soudainement immunisées aux UV parce qu’on a mis du SPF sur son visage.

Et voilà ma peau aujourd’hui.

Sans filtre qui efface la texture. Sans fond de teint. Sans essayer de vous faire croire qu’une vraie peau ressemble à une image générée par ordinateur.

Elle a des pores.
Elle a une texture.
Elle vit.

Et pourtant, quand je regarde son évolution ces dernières semaines, je suis contente.

À plus de 40 ans, mon objectif n’est absolument plus de courir après une peau de 20 ans.

Je veux une belle peau de mon âge.

Une peau entretenue, protégée, lumineuse, avec laquelle je me sens suffisamment bien pour sortir tout l’été sans une goutte de fond de teint.

Et ça, franchement ?

C’est mon meilleur maquillage.

Le petit récap à enregistrer


MATIN
: Brosse drainante sur peau sèche → Zero Foam Cleanser → Lauvée si utilisée ce jour-là → Kojic Acid Turmeric Pad certains jours → Zero Pore Serum 2.0 → Collagen Jelly Cream → SPF 50+
SOIR: 
Zero Foam Cleanser → actifs selon le soir → Zero Pore Serum 2.0 → Collagen Jelly Cream ou PDRN Pink Caffeine Night Wrapping Mask en dernière étape.
CORPS: 
Lipikar Baume AP+M → Eau Solaire SPF 50+ Oh My Cream en journée sur les zones exposées.


NB : c’est ma routine personnelle et mon retour d’expérience, pas une prescription universelle. Les produits exfoliants comme les pads à l’acide glycolique doivent être introduits progressivement selon la tolérance de la peau.

Affectueusement.

Oser s’asseoir à des tables où l’on ne nous attend pas

Oser s’asseoir à des tables où l’on ne nous attend pas


Je crois que pendant très longtemps, beaucoup de femmes ont appris à regarder certaines tables de loin.


Les lieux où les décisions se prennent.
Les endroits où les voix portent plus fort.
Les sphères où tout semble déjà occupé par des gens plus légitimes qu’elles.


Alors elles restent discrètes.
Elles travaillent.
Elles soutiennent.
Elles construisent parfois des vies entières pour les autres…
sans jamais réellement oser prendre place elles-mêmes.

Et honnêtement ?
Je crois que pendant longtemps, moi aussi, j’ai regardé certaines tables comme si elles n’étaient pas faites pour moi.

Parce qu’on nous apprend très tôt à ne pas déranger.
À rester raisonnables.
À ne pas trop vouloir.
À ne pas trop rêver.
À ne pas prendre trop de place.

Encore plus quand on est une femme.
Encore plus quand on est une femme noire.
Encore plus quand on grandit avec cette impression silencieuse qu’il faudra toujours faire un peu plus que les autres pour être simplement considérée comme légitime.


Pendant longtemps, j’ai cru que certaines tables étaient réservées à « d’autres femmes ».


Les plus diplômées.
Les plus riches.
Les plus préparées.
Les plus intelligentes.
Les plus « faites pour ça ».


Et puis un jour, j’ai compris quelque chose :
beaucoup d’entre nous se censurent avant même d’essayer alors qu’intérieurement, elles savent très bien qu’elles sont appelées à beaucoup plus.

Aujourd’hui, je suis conseillère municipale de ma ville.
Et honnêtement ?

Ce rôle me tient profondément à cœur.
Parce que derrière le titre, il y a surtout une immense responsabilité humaine.
La ville dans laquelle j’évolue.
La ville où mes enfants grandissent.
La ville où nos entreprises existent.
La ville où notre famille a construit sa vie.


Alors non, je ne veux pas être un simple visage de plus autour d’une table.
Je veux utiliser ma voix comme je l’ai toujours fait.
Je veux participer.
Construire.
Écouter.
Aider.


Essayer, à mon échelle, de faire bouger certaines choses.
Et plus je prends de l’âge, plus je comprends que beaucoup de femmes auraient toute leur place dans des sphères qu’elles n’osent même pas approcher.
Parce qu’elles pensent ne pas être assez.
Pas assez diplômées.
Pas assez crédibles.
Pas assez riches.
Pas assez préparées.


Alors qu’en réalité, beaucoup de gens déjà assis à ces tables ne sont pas forcément plus capables qu’elles.
Ils ont simplement osé s’y asseoir.

Je refuse désormais de vivre ma vie en regardant certaines portes de loin.
Je refuse de me diminuer pour rassurer les autres.
Je refuse de faire semblant de ne pas vouloir plus.
Je refuse de croire que certaines sphères seraient réservées à une catégorie de personnes.
Parce qu’au fond, oser s’asseoir à une table où l’on ne nous attendait pas, ce n’est pas une question d’ego.

C’est une question de responsabilité.
Responsabilité envers :
nos filles,
les femmes qui nous regardent,
les jeunes qui grandissent derrière nous,
et parfois même envers la petite fille que nous avons été.
Cette petite fille qui avait besoin de voir qu’une femme pouvait être douce, féminine, croyante, ambitieuse, intelligente… et prendre malgré tout sa place dans le monde.


Je crois sincèrement que beaucoup de femmes vivent encore bien en dessous de leur véritable puissance.
Comme si l’on nous avait appris à nous excuser d’exister trop fort.
À ne pas trop parler.
À ne pas trop rêver.
À ne pas trop prendre place.

Je n’en peux plus de cette mentalité.
Parce que le but n’a jamais été de faire de l’ombre aux hommes.
Le but est simplement de vivre pleinement ce que Dieu a déposé en nous.


Vous savez que je suis une femme chrétienne.
Et quand je lis la femme de Proverbes 31, à aucun moment je ne vois une femme faible.
Je vois une femme qui construit.
Une femme qui travaille.
Une femme qui investit.
Une femme qui dirige.
Une femme qui gère.
Une femme respectée.
Une femme sage.
Une femme forte.
Alors pourquoi tant de femmes vivent-elles encore avec un plafond invisible au-dessus de leur tête ?
Pourquoi avons-nous si peur d’oser ?
De parler ?
De créer ?
D’investir ?
De demander ?
De réussir ?
De prendre place ?


Je regarde aussi beaucoup les femmes américaines et anglo-saxonnes.
Et même si tout n’est évidemment pas parfait là-bas, il y a une chose qu’elles font beaucoup plus librement :
elles osent dire ce qu’elles veulent.
Elles osent rêver grand.
Elles osent prendre la parole sans s’excuser d’exister.

Alors qu’ici, en France, beaucoup vivent encore avec un espèce de nuage au-dessus de leur tête.
Comme si elles devaient se limiter elles-mêmes avant même que quelqu’un le fasse à leur place.

Je refuse donc désormais de vivre comme ça.
Parce qu’au fond, tant que Dieu me laissera les yeux ouverts sur cette terre…
je continuerai à écrire,
à parler,
à créer,
à apprendre,
à construire,
à essayer,
et à m’asseoir à des tables où l’on ne m’attendait peut-être pas.
Pas pour écraser les autres.
Mais parce qu’il arrive un moment où il faut arrêter de regarder sa propre vie depuis le bord de la pièce.


.

Affectueusement,

Ma découverte de Timuntu , le concept store africain créé par trois sœurs congolaises

Ma découverte de Timuntu , le concept store africain créé par trois sœurs congolaises

Il existe des lieux qui dépassent largement l’idée d’une simple boutique. Des lieux qui racontent une histoire, transmettent une énergie et laissent une impression qui reste bien après la visite. Ma découverte de Timuntu Paris, concept store africain créé par trois sœurs congolaises, a été bien plus qu’une sortie parisienne. J’y ai découvert un univers où se rencontrent design, culture, identité et création contemporaine.

Je suis une femme congolaise de 45 ans et, avec les années, je me sens de plus en plus appelée par ma terre d’origine, le Congo-Brazzaville. Plus le temps passe, plus ce lien devient fort. J’investis également davantage là-bas, avec cette envie de contribuer, à ma manière, au développement et au rayonnement de notre culture.

Alors découvrir un lieu porté par des femmes partageant les mêmes origines que moi avait déjà une résonance particulière.

Une découverte qui semblait même être écrite d’avance.

Ill faut dire qu’avec mon histoire personnelle, découvrir Timuntu paraissait presque évident.

Je suis passionnée par le design, la décoration et les espaces qui racontent quelque chose. Mon mari est designer et architecte d’intérieur, ce qui fait que chez nous, chaque détail compte. Nous sommes sensibles aux matières, aux lignes, aux objets qui possèdent une âme et qui transforment une maison en lieu de vie.

Découvrir Timuntu n’était donc pas une simple visite. C’était une adresse que nous avions naturellement envie de découvrir, d’explorer et même d’imaginer dans notre univers professionnel.

Timuntu, un concept store africain au cœur de Paris

Situé au cœur de Paris, Timuntu a été imaginé par trois sœurs originaires du Congo-Brazzaville : Aline, Inès et Marcelle Matsika.

À travers ce lieu, elles proposent bien plus qu’une boutique. Elles mettent en lumière une Afrique moderne, créative et élégante à travers une sélection d’objets, de décoration, de design et de créations soigneusement choisies.

Dès l’entrée, j’ai été frappée par l’atmosphère. Il y a une identité forte, une cohérence et une vraie vision derrière chaque détail.

Des pièces fortes qui apportent une touche ethnique à notre intérieur

Très rapidement, certaines pièces ont attiré notre regard.

Nous avons acheté plusieurs objets coup de cœur, de véritables pièces fortes qui apportent aujourd’hui une touche ethnique et chaleureuse à notre maison.

Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est que rien ne paraît placé au hasard. On retrouve une esthétique raffinée où héritage culturel et modernité se rencontrent avec beaucoup d’élégance.

Chaque objet semble raconter sa propre histoire.

Une immense fierté en découvrant trois femmes congolaises à un tel niveau d’excellence

Je dois avouer une chose : j’ai été sincèrement et agréablement surprise.

Encore hier, je repensais à cette sensation.

Voir des femmes issues des mêmes origines que moi évoluer avec un tel niveau d’exigence, proposer un lieu aussi abouti et travailler avec autant d’excellence m’a profondément touchée.

Il ne s’agit pas seulement de réussite. Il y avait quelque chose de plus grand. Une élégance dans la vision, une maîtrise dans les choix, une manière de représenter notre culture avec modernité et ambition.

J’ai ressenti beaucoup de fierté.

Parce qu’au-delà du lieu, Timuntu raconte aussi une histoire de femmes, d’identité, de travail et de transmission.

Héritage, fratrie et force des talents uniques

Au-delà de la découverte de Timuntu, cette visite m’a aussi amenée à une réflexion plus large sur l’héritage et la transmission.

Dans une fratrie, il est facile parfois de tomber dans la comparaison, la compétition ou les incompréhensions. Pourtant, avec le temps, on réalise que chacun arrive avec ses propres dons, ses propres talents, sa propre manière d’exister et de contribuer.

Si nous sommes nombreux au sein d’une même famille, ce n’est pas pour entrer en rivalité, mais pour apprendre à reconnaître la valeur de chacun et comprendre que ces différences peuvent devenir une véritable force.

Il ne s’agit pas d’avoir les mêmes capacités ou les mêmes chemins, mais d’accepter que chacun porte quelque chose d’unique. Tout le monde n’a pas les mêmes grâces, mais chacun en a.

Et lorsqu’on apprend à les unir au lieu de les opposer, une fratrie peut devenir un espace de construction, de soutien et parfois même de création commune.

Cette idée fait écho, d’une certaine manière, à ce que j’ai ressenti en découvrant Timuntu : une énergie collective, portée par des talents différents mais complémentaires, mis au service d’une même vision.

Bien plus qu’une boutique, une expérience

Vous comprendrez donc que je ne suis pas repartie avec la sensation d’avoir simplement découvert une adresse parisienne.

Je suis repartie avec des coups de cœur pour des pièces uniques, des idées plein la tête, et surtout cette impression d’avoir rencontré un lieu qui fait dialoguer famille, culture, design, identité et création contemporaine.

Timuntu n’est pas seulement un concept store africain à Paris.

C’est une expérience à vivre.

TIMUNTU, 4 rue Bachaumont 75002 Paris

Affectueusement

«  Je vais recommencer lundi. »

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